2016

Susanne. M. Klausen, Abortion Under Apartheid: Nationalism, Sexuality, and Women’s Reproductive Rights in South Africa. Oxford University Press, 2015.

susanne_klausen.jpegAbortion Under Apartheid Abortion Under Apartheid est une recherche multidimensionnelle sur le choix des femmes en matière de procréation sous le régime d’apartheid sud-africain qui très bien rédigée et soutenue de façon convaincante. Se servant d’une riche gamme de sources : politique gouvernementale, dossiers judiciaires et médicaux et histoire orale, Klausen soutient que le contrôle du corps et de la sexualité des femmes était essentiel au fonctionnement de la suprématie blanche et à l’édification et au maintien de l’apartheid. Sa recherche nuancée examine l’impact qu’ont eu la race, la localité et la classe sociale sur l’expérience des femmes qui souhaitaient avoir recours à un avortement, confirmant ainsi le rôle actif et souvent créatif qu’elles ont joué pour prendre leur sort en main en matière de reproduction, même lorsque leurs choix étaient limités par le gouvernement et les politiques médicales. Le livre de Klausen contribue à un large éventail de disciplines de recherche dont l’histoire de l’Afrique du Sud, des femmes, du nationalisme et de la citoyenneté, de la sexualité, de la santé et de la médecine et de la politique en matière de reproduction.

Abortion Under Apartheid is a beautifully written, multi-dimensional, and convincingly argued examination of women’s reproductive choices under the South African apartheid regime. Utilizing a rich range of sources including government policy, court records, medical records, and oral histories, Klausen argues that control over women’s bodies and sexuality was fundamental to the functioning of white supremacy and to the construction and maintenance of apartheid. Her nuanced research examines how race, location, and class impacted the experiences of women seeking abortions, demonstrating that women took an active and often creative role in deciding their reproductive fates even when their choices were constricted by government and medical policies. Klausen’s book contributes to a wide range of fields, including histories of South Africa, women, nationalism and citizenship, sexuality, health and medicine, and reproductive politics.

Mention Honourable/Honourable Mention 

Elsie Paul in collaboration with Paige Raibmon and Harmony Johnson. Written as I Remember It: Teachings From the Life of a Sliammon Elder. UBC Press, 2014.

elsie_paul_-_cropped.jpgWritten as I Remember It est une contribution raffinée et originale à l’histoire autochtone, l’histoire du peuple Sliammon, l’histoire des femmes et les méthodes et la pratique de l’histoire orale. L’accent mis sur les enseignements de Paul Elsie et la façon dont elle raconte l’histoire de sa vie et celle de sa communauté en dit long sur le pouvoir de l’histoire orale et le récit transformateur. L’introduction de Paige Raibmon sur la naissance et l’évolution du livre établit un modèle de pratiques éthiques de recherche collaborative et met au défi l’opposition historiographique entre la « tradition » et la « modernité » dans l’histoire autochtone. Written as I Remember It  est une histoire vivante qui nous rappelle que l’histoire est une partie fondamentale de notre vie actuelle.

Written as I Remember It is a sophisticated and original contribution to indigenous history, the history of the Sliammon people, women’s history, and the methods and practice of oral history. The focus on Elsie Paul’s teachings and the way in which she tells her life story and the story of her community speaks to the power of oral history and transformative story-telling. Paige Raibmon’s introduction on the birth and evolution of the book models ethical collaborative research practices and challenges historiographical binaries of ‘tradition’ vs. ‘modernity’ in indigenous history. Written as I Remember It is a living history which reminds us that history is a fundamental part of our present lives. – See more at: http://www.cha-shc.ca/english/what-we-do/cha-prizes/canadian-committee-on-womens-history-book-prize.html#sthash.5ti2pBux.dpuf

 

2014

Leslie A. Robertson with Kwagu’l Gixsam Clan, Standing up with Ga’axsta’las: Jane Constance Cook and the Politics of Memory, Church, and Custom. UBC Press, 2012.

robertson2014.jpgLorsque l’histoire des femmes a pris son envol au cours des années 1970, un de ses objectifs était de sortir les femmes de l’ombre de l’histoire. Ce premier prix décerné par le CCHF reconnaît un ouvrage qui va bien au-delà de cet objectif. L’histoire de la vie de Ga’axsta’las, Jane Constance Cook, rend compte du rôle vital, multidimensionnel et parfois contradictoire, en apparence à tout le moins, que les femmes autochtones ont joué à la fois dans la politique locale et dans les négociations avec l’État au début du XXe siècle. Jusqu’à maintenant les raisons pour lesquelles Ga’axsta’las avait appuyé l’interdiction d’organiser des potlatchs avaient mal été interprétées. Standing up with Ga’axsta’las explique en quoi ses prises de positions en faveur des femmes et des enfants et ses convictions chrétiennes ont présidé aux critiques qu’elle a formulées à  l’endroit de pratiques culturelles qui mettaient les femmes en situation de vulnérabilité. L’ouvrage est un exemple éloquent d’interdisciplinarité bien menée en plus de s’imposer comme un jalon important sur le plan méthodologique en raison de la mise en œuvre judicieuse d’une grande variété de sources. Robertson et la bande de Kwagu’l Gixsam ont réussi à établir une nouvelle façon de faire de la recherche collaborative politiquement engagée qui deviendra un modèle à suivre.

When women’s history emerged as a field in the 1970s, one of its original goals was to reclaim women from the shadows of history. It is fitting that the first CCWH book prize goes to a book that does this and so much more. Ga’axsta’las life story illustrates the vital, multidimensional, and sometimes seemingly contradictory roles that indigenous women played in politics at the community level, as well as in negotiations with the state, in the early twentieth century. Traditional historiographies have misinterpreted her support of the potlatch ban. Standing up with Ga’axsta’las explains how advocacy for women and children, as well as Christianity, informed her criticism of cultural practices that put women in vulnerable positions. The committee was impressed by the interdisciplinary methodology and the range of sources used to reconstruct her life. Robertson and the Kwagu’l Gixsam Clan have set a new standard for politically-engaged collaborative research.