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Canadian Committee on Women's History – Comité canadien de l'histoire des femmes

Category: Blog Post

Digitizing the Pedestal

By Eryk Martin, Department of History

Kwantlen Polytechnic University

In so many ways 2018 was another raging dumpster fire of patriarchal violence and toxic masculinity. In that context, I thought I’d highlight something that brought me some feminist joy over this last year: the digitization of one of Canada’s early women’s liberation periodicals, The Pedestal.

Activists at Simon Fraser University established the paper in 1969 to support the work of the Vancouver Women’s Caucus, which had formed out of the university’s student movement and was creating innovative forms of feminist activism. Here, as in other places, the priorities, assumptions, and imagination of these early feminist projects drew from the overlapping interests that marked so much of the political environment of the 1960s and early 1970s.

Published between 1969 and 1975, The Pedestal was an incredibly important tool for feminist organizing, analysis, and news. A brief glimpse at some of its topics over the years sheds light on this. Examples include: motherhood, guerrilla theatre, human rights legislation, abortion, women and the New Democratic Party, Indigenous women, childcare services, the labour movement, sexual violence, poetry and literature, lesbian rights, updates on women’s and feminist conferences, and women’s history, among many other subjects.

According to The Vancouver Women’s Caucus: A Women’s Liberation History Project, the decision to digitize the Pedistal and other materials was motivated by a desire to support research and awareness about feminist history, particularly among younger women.

Like other feminist history projects—including Rise Up! A Digital Archive of Feminist Activism—the digitization of Vancouver Women’s Caucus materials could have a big impact not only on our research, but also on our teaching. Digital access means that our students can discover and use these primary sources in huge range of ways. This is particularly important for those of us that teach at institutions that do not have university archives or special collection branches in our libraries. In my teaching context, I simply don’t have the option to take my students into a physical archive without expending a great deal of travel and time in the process. In this context, participant-led projects that share past activist work and experience play a critical role in shaping the archival record and possibilities of engaging with it.

Questionner l’histoire des femmes et du genre à l’aune de l’inclusion et de l’exclusion[1]

Adèle Clapperton-Richard, UQAM [1]

(rédactrice invitée Magda Fahrni)

Le 29 janvier dernier paraissait dans le journal Le Devoir une lettre ouverte intitulée « Est-il permis de critiquer le militantisme transgenre? ». Johanne St-Amour, membre du groupe Pour les droits des femmes du Québec (PDF Québec, un groupe défendant notamment des positions sur la laïcité aux tendances xénophobes, particulièrement par rapport à la question du port de signes religieux) y exprimait une crainte envers ce qu’elle considère comme un « lobby transgenre omniprésent ». Ce serait là « une nouvelle tentative patriarcale de reprendre le contrôle sur les femmes et leur corps », dont les « conséquences sur toutes les femmes » doivent être dénoncées. Elle s’inquiète par exemple de « l’altération des mots pour désigner les organes sexuels féminins et les femmes » ou encore de l’« intégration des femmes trans dans les statistiques concernant les femmes », puisque, selon elle, ça « fausse certaines réalités ». Sa conclusion est énoncée clairement : « le militantisme transgenre (comme le militantisme contre la laïcité) est une menace pour les luttes féministes ET pour les femmes ». En d’autres termes, elle soutient que tenir compte des réalités de groupes minorisés se retrouvant à l’intersection de différentes oppressions risquerait de briser « l’unité » de « la » lutte féministe.

Le contexte qui entoure la publication de ce texte manifestement transphobe mérite d’être rapidement présenté. À la fin du mois de janvier dernier, l’assemblée du syndicat de l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal a décidé d’annuler la tenue d’une conférence de Nadia El-Mabrouk, professeure d’informatique à l’Université de Montréal, également membre de PDF Québec. La raison : ses propos transphobes, notamment exprimés dans un texte d’opinion paru dans La Presse en mai 2018. La lettre de Johanne St-Amour venait donc appuyer ce genre de propos et soutenait que le bannissement – jugé injuste – de Nadia El-Mabrouk était les faits d’un « influent lobby trans », issu d’une « idéologie » qu’on ne pourrait plus critiquer…

Je ne veux pas revenir ici sur l’affolement médiatique, qui a suivi cette décision du syndicat, autour de la « censure » – ce mot qui revient toujours et qui est répété, invoqué, sans cesse, par des personnes qui ont toutes les tribunes pour l’exprimer (un drôle de paradoxe sur lequel je ne m’avancerai pas non plus, mais qu’il est peut-être bon de souligner). Le texte de Johanne St-Amour m’est plutôt apparu comme un – brutal – point de départ pour réfléchir aux questions de l’inclusion et de l’exclusion, questions qui traversent les mouvements féministes, mais aussi l’histoire des femmes et du genre.

La priorisation de certaines causes et la défense de certains droits aux détriments d’autres ont été et sont encore mises de l’avant par des groupes qui prétendent souvent parler au nom d’un bien commun ou d’un universel de leur point de vue. Aujourd’hui encore, il semble que la reconnaissance du fait que tous et toutes ne vivent pas les mêmes expériences, ne partagent pas les mêmes vécus et ne bénéficient pas nécessairement des mêmes privilèges que d’autres ne va pas de soi. Cela fait pourtant longtemps que des femmes clament haut et fort pour que les luttes féministes ne soient pas menées sans tenir compte de toutes les femmes, ni sans effacer les autres enjeux qui affectent les vies des femmes de différentes conditions. Au XIXesiècle, Sojourner Truth et Mary Shadd Cary l’avaient par exemple énoncé et porté à travers leurs revendications abolitionnistes, aux États-Unis et au Canada. Plus tard, Audre Lorde, militante féministe noire, l’avait aussi exprimé au colloque “Second Sex”tenu à New York University en 1979: « There can be no discussion on feminist theory […] without examining our many differences, and without significant input from poor women, black and third-world women, and lesbians ».

Ce qui apparaît comme des « nouvelles définitions du féminisme et des femmesqui servent des intérêts sectaires ou communautaristes »(ce sont les mots employés par PDF Québec) est en fait la prise en compte des disparités entre les expériences et les vécus féminins, et avec elle le rejet de l’idée d’un modèle unique d’oppression universelle commun à toutes les femmes. Ceci n’engage aucune trahison ni fragmentation des combats et idéaux féministes – puisqu’ils sont, comme les militantes qui les composent et les portent, pluriels et différents. De la même manière, affirmer que les expériences et les vécus des femmes dans l’histoire varient en fonction d’autres éléments que le – seul – fait « d’être » une femme, ça n’est certainement pas rétrécir et confiner l’histoire des femmes et du genre dans des particularités; au contraire, c’est en élargir la portée et la représentativité.

En ce sens, j’ai été saisie récemment par la lecture d’un texte qui rend tout à fait compte de la nécessité de tenir compte de facteurs autres que le genre – dans ce cas-ci, raciaux – pour cerner les diverses dimensions et la complexité d’un événement historique. Dans “White Women and The Economy of Slavery”, Stephanie E. Jones-Rogers, professeure au Département d’histoire de l’University of California – Berkeley, relate l’épisode d’une pétition lancée en 1849 par soixante-cinq « ladies of Fayette County » au Tennessee, pour demander un changement dans la doctrine juridique afin de protéger la succession personnelle des femmes mariées. Ces femmes demandaient ainsi à la législature d’élaborer et de promulguer une loi étatique afin que « the personal estates of females be placed upon a similar basis as their Real estate, and so protected and secured that it cannot be sold, and taken from them without their consent ». Cette demande pour faire avancer les droits de ces femmes semblait louable, mais reposait sur une raison spécifique qui l’était beaucoup moins : l’esclavage. C’est que la possession d’esclaves accordait aux femmes dans cette région du sud des États-Unis un certain statut social et une stabilité; c’était le type de propriété qui leur importait le plus. Elles affirmaient qu’en raison des « peculiar Southern institutions, manners, and customs, it [wa]s in most cases a much greater privation and inconvenience to the married ladies to be deprived of their slaves than of their land ». Elles clamaient aussi que c’était elles, les femmes, « who owned the slaves in their households, not their husbands ». L’article de Jones-Rogers, tiré de ses recherches sur le rôle des femmes blanches dans l’économie esclavagiste du sud des États-Unis, montre ainsi, d’une part, que le phénomène de l’esclavage était nettement genré, et, d’autre part, que la requête ou l’octroi de droits pour des femmes ne s’accompagnaient pas de factod’une émancipation de toutesles femmes, encore moins d’autres groupes opprimés. Ce genre d’étude invite ainsi à dépasser les a prioripossibles sur les projets d’affranchissement et les gains qui semblentparfois universellement bénéfiques, et à les comprendre en fonction de rapports d’inclusion et d’exclusion.

Je me suis dit qu’au Québec et au Canada, bon nombre d’avancées, de victoires et d’émancipations qui sont mises de l’avant dans l’histoire des femmes et du genre ou du féminisme – et dans l’histoire tout court! – devraient sans doute être réinterrogées à l’aune de ces questions d’inclusion et d’exclusion. La politologue Caroline Jacquet soulignait avec justesse dans son excellent texte « Commémorer quelle histoire féministe? » qu’« il est essentiel de prendre un recul critique face à une histoire féministe blanche nationaliste occultant l’héritage continu du colonialisme, du racisme et du capacitisme ».Elle donnait ainsi en exemple le fait que la célébration et la commémoration des « Famous Five »– ces cinq militantes qui ont obtenu, en 1929, la reconnaissance du statut juridique de « personne » pour les femmes et leur accessibilité à un siège sénatorial – masquait leur activisme eugéniste. Pensons à un autre exemple tout simple mais très révélateur : le droit de vote des femmes au Québec. Combien de fois l’a-t-on vu présenté comme l’obtention du « suffrage universel » en 1940 alors qu’il excluait les femmes – et les hommes – des Premières Nations? Aussi, on entend rarement que le Québec est la dernière province où les Autochtones inscrit·e·s au regard de la « Loi sur les Indiens » ont pu voter (sans avoir besoin de « s’émanciper », tel que le langage et le système coloniaux l’exigeaient), c’est-à-dire à partir de 1969. De même, s’il est souhaitable de se rappeler que c’est seulement à partir de 1964 que les femmes mariées ont pu commencer à exercer leur capacité juridique au Québec, avec l’adoption du projet de loi 16 modifiant le Code civil du Bas-Canada, il est aussi essentiel de souligner qu’au niveau fédéral, la « Loi sur les Indiens » est restée discriminatoire pour les femmes des Premières Nations jusqu’en 1985. En fait, la loi canadienne l’est encore aujourd’hui, comme le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme l’a statué en janvier dernier. Ce ne sont là que quelques cas pour illustrer la nécessaire sensibilité à adopter face aux rapports de pouvoir dans l’histoire, mais aussi, surtout, dans la manière dont on la raconte.

Car au-delà des phénomènes et des événements historiques qui ont participé à produire de l’exclusion – concrètement, matériellement, en privant, en interdisant, en dépossédant – il faut aussi se pencher sur la manière dont les représentations et les récits qu’on en (a) fait les (re)produisent aussi. Entre alors en jeu la question des silences et des absences, de ce qu’on tait, de ce qu’on ne montre pas. Dans mes recherches actuelles, qui portent sur le discours et les représentations de genre dans les manuels d’histoire nationale au Québec des années 1950 à 1980, j’ai rapidement rencontré ces silences et ces absences – plutôt, je les ai constatés. Au fur et à mesure qu’avançait mon dépouillement attentif de la trentaine de manuels composant mon corpus, je me retrouvais face à une présencedérisoirede femmes, oui, mais aussi, la plupart du temps, à une absencetotalede femmes autochtones noires ou racisées. S’il ne m’a pas été bien difficile de dresser ce constat à la lecture complète des manuels, les données quantitatives que j’ai recueillies sont venues le certifier de façon évidente. J’ai en effet compilé chacune des mentions des figures masculines et féminines – blanches, autochtones, noires ou racisées – afin de quantifier la représentation de chacune de ces figures dans les récits des manuels. Je termine actuellement la compilation statistique globale et me retrouve avec des ratios frappants : en moyenne, les hommes blancs représentent plus de 95% du contenu des manuels, contre 5% pour les femmes blanches. Ce pourcentage de représentation tombe à environ 2% pour les femmes autochtones et à 0.5% pour les femmes noires. Mais dans la majorité des manuels, elles sont totalement éclipsées du récit. Et si elles sont intégrées, leurs représentations sont marquées par des démonstrations de condescendance hautement stéréotypées.

Il m’est donc apparu que la question de la représentation du genre dans les manuels scolaires ne peut faire l’économie de la question de l’inclusion et de l’exclusion : dans la déjà très faible inclusion des femmes dans les récits se situe une exclusion manifeste des femmes issues de groupes minorisés. En d’autres termes, que la seule prise en compte du genre comme élément d’analyse invisibiliserait encore plus les figures qui avaient déjà été laissées de côté, négligées, oubliées. Nommerleur absence est une première étape pour participer à leur visibilisation, mais cela ne suffit pas : il faut interrogercette absence. À défaut de pouvoir remonter le temps afin d’intégrer leurs histoires, leurs vécus, leurs luttes, leur agentivité, dans les cursus ou les récits dominants enseignés au cours des décennies passées, il s’agit aussi, maintenant, de les faire exister dans les questionnements et la recherche historiques – et pas simplement dans des notes de bas de page.

Surtout, cette démarche d’intégration et de visibilisation à travers des questionnements critiques sur le passé ne peut se faire au détriment des voix et des savoirs historiquement exclus, sans l’écoute des acteur·trice·s qui sont marginalisé·e·s dans la société actuelle. Elle peut par exemple impliquer de choisir d’écouter et de lire au lieu d’écrire. Autrement dit : contribuer à une histoire inclusive, c’est s’engager dans des pratiques qui se doivent de l’être aussi.


 Voici justement quelques suggestions et références, à lire et à écouter…

À lire:

BILGE, Sirma, « Le blanchiment de l’intersectionnalité », Dossier Intersectionnalités, Recherches féministes, no8, vol. 2, 2015, p. 9-32.

Combahee River Collective, “A Black Feminist Statement” dans Eisenstein, Z (dir.), Capitalist Patriarchy and the Case for Socialist Feminist, New York, Monthly Review Press, 1978, p. 210-218.

HAMROUNI, Naïma et Chantal MAILLÉ (dir.), Le sujet du féminisme est-il blanc? Femmes racisées et recherche féministe, Montréal, Remue-ménage, 2015, 278 p.

MAYNARD, Robyn, Policing Black Lives. State Violence in Canada from Slavery to the Present, Halifax, Fernwood Publishing, 2017, 280 p. (Version française : NoirEs sous surveillance. Esclavage, répression et violence d’État au Canada(trad. de Catherine Égo), Montréal, Mémoire d’encrier, 2018, 280 p.)

MUGABO, Délice, « Libérer ma parole », Relations – Dossier. Féminismes : état des lieux, no 762, Janvier/Février, 2013, p. 14–15.

Premiers Peuples : cartographie d’une libération, Liberté, no 321, automne 2018.

ZAAZAA, Amel et Christian NADEAU (dir.), 11 brefs essais contre le racisme. Pour une lutte systémique, Montréal, Somme toute, 2019, 156 p.

En ligne:

Indigenous Ally Toolkit/ Trouse d’outils pour les alliées aux luttes autochtones

À écouter:

NeoQuebec

NOOR

The Woman Power


[1]Je remercie Magda Fahrni, Marie-Hélène Brunet, et Alexis Ross pour leurs avis, commentaires et suggestions sur ce texte.

Gender & History moves to Canada

Katharine Rollwagen, PhD

Vancouver Island University

In August 2018 the North American editorial office for the journal Gender & History moved from the University of Minnesota in Minneapolis to Vancouver Island University in Nanaimo, British Columbia (the journal also has an editorial office at the University of Glasgow). For the last six months, the new editors have been taking up the mantle and having fun in the process. Six months in, it seems like a good time to reflect on my experience as a co-editor so far.

It was just over a year ago that my colleague Dr. Cheryl Warsh met me in the hallway and mentioned that Gender & History was looking for a new home. She asked me and Drs. Cathryn Spence and Laurie Meijer-Drees to apply with her to bring the journal to Vancouver Island University. And I said, “Sure!” But I have to admit I wasn’t very confident. Call it imposter syndrome, but I wasn’t convinced that a smaller university on the western edge of Canada could fill the shoes of a large American institution. It turned out that our size may have been an advantage; word travels fast on a small campus and everyone – from department colleagues to the President – expressed enthusiasm for the idea, backing that enthusiasm with letters of support and offers to help. I hadn’t counted on this substantial support; when others believed we could do it, I began to think we could too. This confidence was shared by the editors in Minnesota and Glasgow who selected us and were keen to put our collective experience and expertise to work for Gender & History.

Despite having experienced the peer-review process as an author, initially I had little sense of what was involved on the other side of the desk. In my early-morning half-sleep nightmares (which every academic has, right?) I imagined an email tsunami and an avalanche of article submissions burying me while an angry mob demanded my expert opinion on a specialized topic I’d never heard of (like I said, imposter syndrome). Throughout the summer months the editors at the University of Minnesota coached us and we and began to set up our own processes and tasks. We were very grateful for their patience, assistance, and encouragement.

There was no tsunami and certainly no angry mob (so far!); however, keeping in sight the various deadlines and aspects of the job is definitely a challenge. Thankfully it’s a rewarding challenge in a couple of ways. Becoming an editor has forced me to set aside time on a daily or weekly basis to engage with emerging historical scholarship on gender. This is particularly challenging at a university where faculty regularly teach seven or eight courses a year. Discussing the merits of manuscripts with my co-editors and with members of the editorial collective in North America and around the world is an honour and pleasure. Being an editor is also welcome reminder that being exposed to a wide range of historical research is valuable and productive. Since I assumed my position at VIU nearly five years ago, my focus has rightly been on students, course development, and my own very specific research interests. But if being an early career scholar feels like climbing a very steep and narrow hill (and we have a lot of those in Nanaimo!), becoming an editor feels like that moment when you look up from your hiking boots and realize there’s a great view. Exposure to this panorama is broadening the scope of my courses and shifting the way I teach. As an added bonus, as editors we get to hire and work alongside undergraduate editorial assistants who are bright, focused, and exceptionally organized.

Gender & History is an international journal, but we’re hoping to add a healthy dose of CanCon to its pages over the coming years. Please submit your research on the histories of femininities, masculinities, and gender relations – from any time period or area, or concerning historiographical or methodological issues – to us. Gender & History aims to engage a broad community of diverse scholars around the world in dialogue about historical conceptions of gender in specific times and places. The UK office is currently asking for proposals for contributions to a special issue on Gender and Reproduction. We also encourage you to contact us if you’d like to be involved in special issues, book review essays, or the Editorial Collective, or would like tocontribute to a forum (combining two to four essays, with critical commentaries about how this particular alignment suggests new lines of inquiry or experiment). You can find more information about submitting to the journal here. We look forward to hearing from you!

Reflections on a Symposium to Honour Wendy Mitchinson

By Jane Nicholas, Susan Roy, and Julia Roberts.

Note: We erroneously previously credited this piece to Heather Stanley, would like to sincerely apologize to the authors for this mistake.

Wendy Mitchinson at the symposium

Wendy Mitchinson at the symposium in her honour

Friends, colleagues, and former students gathered recently in Waterloo for a symposium to honour Wendy Mitchinson and reflect on her scholarship. The day was a celebration of collaboration and mentorship kicked off by Franca Iacovetta’s touching and humorous tribute to Wendy both as an individual and a member of the wider Canadian history community.

Franca Iacovetta delivering the tribute to Wendy

Franca Iacovetta delivering the tribute to Wendy.

Franca’s superb talk pointed out that feminist historians have carved out space in scholarship by asking deceptively simple questions:  What did doctors think of women’s bodies?  What could Canadian women’s history look like?  These questions helped open up new avenues for research, of which Wendy’s work played a central role.  They garnered new scholarship on women’s reform movements, women’s bodies and their treatment by doctors, as well as a collaborative project culminating in the textbook Canadian Women: A History, written by Wendy, Alison Prentice, Gail Cuthbert Brandt, Paula Bourne, Beth Light, and Naomi Black. Yet, as Franca pointed out, there are pleasures and perils in celebrating an individual, running the gamut from honouring an outstanding scholar and celebrating engaged scholarship to reinforcing individualistic perspectives of academic success and revealing embarrassing information.  Franca emphasized that Wendy’s career includes both scholarly achievements and a commitment to collaboration and mentorship. Collaborations resulted in edited collections, such as On the Case with Franca Iacovetta and Obesity in Canada with Jenny Ellison and Deborah McPhail. As Franca noted, tributes to individuals can also be a symbolic act of affirming a community that crosses generations of researchers.

Following the tribute, Doug Peers, Dean of Arts at UWaterloo, announced the establishment of the Wendy Mitchinson Graduate Award in History.  The award will continue the legacy of Wendy’s scholarship and mentorship for a doctoral student working in women’s and gender history at the university.  Made possible through the generous donations from alumni, friends, family, and former students, the scholarship is a fitting legacy to Wendy’s commitment to exceptional graduate teaching and to the advancement young scholars.

Wendy Mitchinson (centre) with some of the original donors to the scholarship on either side.

Wendy Mitchinson (centre) with some of the original donors to the scholarship.

Sarah McTavish, a UWaterloo PhD candidate (supervised by Ian Milligan,) is the first recipient of this award.  Sarah’s dissertation “Exploring Queer Identity on the Early Internet, 1983-1999,” examines the construction of gender and sexuality among LGBTQ communities on the internet.

In her tribute, Franca noted the value of patient and considerate friends, the significance of mentorship in the life of feminist scholars, and the value of supportive partners (and pets!) to what often appears as individual academic success.  These themes became the focus of a roundtable of her past graduate students describing their experiences being mentored by Wendy.  Wendy describes herself as having been “well mentored” by Ramsey Cook and, in turn, she took her mentorship role seriously.  Lucille Marr, Shannon Stettner, Renee Bondy, Jenny Ellison, Megan Davies, and Tarah Brookfield all spoke to Wendy’s influential scholarship and mentorship, and in particular, the continuing impact of her 1991 book The Nature of Their Bodies.  Renee described Wendy’s work as “of the moment” and Tarah emphasized her treatment of historical subjects with integrity and compassion.  Overall, the roundtable spoke to Wendy’s positive guidance, timely feedback, and good advice about survival in the academy – especially in relation to work-life balance. As Wendy says, “You have to have a life.” During the roundtable many people cited the importance of a feminist academic community and collegiality, including reading drafts of papers, sharing research materials, and words of encouragement.  While many of these mentorship practices are often institutionally invisible, they remain essential. Shared anecdotes reveal how Wendy’s acts of kindness have stuck in our memories and have informed our own practices of mentorship and collegiality.

This is a group shot of the Wendy Mitchinson Symposium

Attendees at the symposium

The day was capped off with a launch of Wendy’s newest book, Fighting Fat:  Canada, 1920-1980, which arrived fresh from the printers.  Cover of Fighting Fat bookFocusing on what Mitchinson argues are the “crucial” decades of the twentieth century, Fighting Fat illuminates how obesity and fatness became “the public health issue of the moment.”  As Wendy reveals in the introduction, “what we read about obesity today is very much part of yesterday’s obesity dialogue.”  The book launch and signing capped off an afternoon of celebration for Wendy Mitchinson as a ground-breaking feminist historian who continues to influence generations of scholars and the kinds of histories being told today.

For more information about the Wendy Mitchinson Graduate Award in History, please visit https://uwaterloo.ca/graduate-studies/awards/wendy-mitchinson-graduate-award-history.

For more information about Fighting Fat, please see https://utorontopress.com/ca/fighting-fat-2.

The symposium was organized by Julia Robert, Susan Roy, and Jane Nicholas with support from the Department of History and the Office of Advancement at University of Waterloo and the Department of History at St. Jerome’s University.

 

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